Ce n'est qu'un au-revoir…
Le 5 juillet 2010, vers 19h, nous avons coupé le contact de nos deux Massif Iveco. Avec une émotion différente des autres arrivées d'étapes. Nous venions de boucler notre raid. Mais l'heure n'était pas encore aux bilans. Elle ne l'est toujours pas, d'ailleurs ! Laissez-nous revenir sur terre !
Nous savons simplement que nous avons fait un beau voyage. Un beau et long voyage. De Brest à Vladivostok. 40 jours, 15000 kilomètres. Mais les chiffres ne seront jamais le miroir d'un rêve. Car c'est un rêve que nous avons réalisé. Et, encore mieux, vécu.
Celui de Michel Salaün, d'abord, qui avait fait de ce raid un défi, un objectif d'excellence, le bel ouvrage d'un homme passionné par la Russie et par le voyage. Jusqu'à l'extrême !
Le nôtre aussi. Car Michel Salaün avait su faire partager ce rêve à Serge Vincenti et moi-même. Et nous faire confiance pour le mettre en œuvre et l'accomplir. Il y a pires cadeaux !
Le rêve de nos deux compagnons russes, enfin. Tout au long de ces cinq semaines - et plus on s'éloignait de Moscou - nous avons vu Sergueï et Anton découvrir leur pays. Leur immense pays. A la fois étonnés, car peu de leurs concitoyens ont la chance de franchir l'Oural et encore moins d'aller jusqu'à Vladivostok ; mais en même temps toujours sereins et impériaux.
Partout, même à neuf fuseaux horaires de Saint-Pétersbourg, ils se sentaient chez eux. Parlaient toujours la même langue. N'avaient peur de personne et ne faisaient peur à personne. Les Cosaques de l'impératrice Catherine II ont bien rempli leur mission. La Russie est continentale. Et éternelle, bien sûr.
Un rêve ainsi réalisé est une trop belle chose pour le laisser disparaître dans un sac de linge sale. A Vladivostok, nous n'avons pas jeté les clés de nos deux 4x4 – Raoul et La Boudeuse – fringants comme des dromadaires au sortir d'un oasis. D'autres aventures les attendent. Il nous faut juste le temps de les rêver. Mais nous ne sommes pas inquiets. Nous travaillons dans une société dont la devise est « Nous vous offrons le Monde. » Alors, seul le choix sera difficile…
Enfin, ce raid, riche en rencontres, en aventures, en galères, en moments de pur bonheur, fera l'objet d'un livre, à paraître en début d'année prochaine. Il sera aussi intégré au programme 2011 des conférences Salaün-Holidays.
Mais, d'ici là, vous pouvez toujours vous plonger dans notre carnet de route !
Jean LALLOUËT
Et l'équipage du Grand Raid
Le livre du Grand Raid Brest - Vladivostok est paru

Disponible en librairie et sur le site Géorama.
Le 5 juillet 2010, vers 19h, nous avons coupé le contact de nos deux Massif Iveco. Avec une émotion différente des autres arrivées d'étapes. Nous venions de boucler notre raid. Mais l'heure n'était pas encore aux bilans. Elle ne l'est toujours pas, d'ailleurs ! Laissez-nous revenir sur terre !
Nous savons simplement que nous avons fait un beau voyage. Un beau et long voyage. De Brest à Vladivostok. 40 jours, 15000 kilomètres. Mais les chiffres ne seront jamais le miroir d'un rêve. Car c'est un rêve que nous avons réalisé. Et, encore mieux, vécu.
Celui de Michel Salaün, d'abord, qui avait fait de ce raid un défi, un objectif d'excellence, le bel ouvrage d'un homme passionné par la Russie et par le voyage. Jusqu'à l'extrême !
Le nôtre aussi. Car Michel Salaün avait su faire partager ce rêve à Serge Vincenti et moi-même. Et nous faire confiance pour le mettre en œuvre et l'accomplir. Il y a pires cadeaux !
Le rêve de nos deux compagnons russes, enfin. Tout au long de ces cinq semaines - et plus on s'éloignait de Moscou - nous avons vu Sergueï et Anton découvrir leur pays. Leur immense pays. A la fois étonnés, car peu de leurs concitoyens ont la chance de franchir l'Oural et encore moins d'aller jusqu'à Vladivostok ; mais en même temps toujours sereins et impériaux.
Partout, même à neuf fuseaux horaires de Saint-Pétersbourg, ils se sentaient chez eux. Parlaient toujours la même langue. N'avaient peur de personne et ne faisaient peur à personne. Les Cosaques de l'impératrice Catherine II ont bien rempli leur mission. La Russie est continentale. Et éternelle, bien sûr.
Un rêve ainsi réalisé est une trop belle chose pour le laisser disparaître dans un sac de linge sale. A Vladivostok, nous n'avons pas jeté les clés de nos deux 4x4 – Raoul et La Boudeuse – fringants comme des dromadaires au sortir d'un oasis. D'autres aventures les attendent. Il nous faut juste le temps de les rêver. Mais nous ne sommes pas inquiets. Nous travaillons dans une société dont la devise est « Nous vous offrons le Monde. » Alors, seul le choix sera difficile…
Enfin, ce raid, riche en rencontres, en aventures, en galères, en moments de pur bonheur, fera l'objet d'un livre, à paraître en début d'année prochaine. Il sera aussi intégré au programme 2011 des conférences Salaün-Holidays.
Mais, d'ici là, vous pouvez toujours vous plonger dans notre carnet de route !
Jean LALLOUËT
Et l'équipage du Grand Raid
Le livre du Grand Raid Brest - Vladivostok est paru

Disponible en librairie et sur le site Géorama.
Nous n'étions pas seuls…
Souvenirs de voyage en noir et blanc...

Caen, le marché





















































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